Apnée record : un athlète tient 29 minutes sous l’eau

Apnée record : un athlète tient 29 minutes sous l’eau

Introduction
L’apnée n’est plus un sport de l’impossible. Le 14 juin 2025, le Croate Vitomir Maričić a établi un nouveau record mondial Guinness en retenant son souffle pendant **29 minutes et 3 secondes** sous l’eau — une performance hallucinante qui repousse les limites de la physiologie humaine.

1. Une performance titanesque

Maričić, membre de la troupe Adriatic Freediving, était immergé dans une piscine de 3 mètres de profondeur à l’Hôtel Bristol d’Opatija (Croatie), devant un public d’environ 100 personnes et plusieurs juges officiels Guinness. Il a pulvérisé l’ancien record de **Budimir Šobat**, à **24 min 37 s**, en le dépassant de près de 5 minutes

2. Le secret derrière l’exploit

Avant de plonger, Maričić a respiré de l’**oxygène pur pendant 10 minutes**. Cette préparation permet d’augmenter considérablement les réserves d’oxygène dans le plasma, retardant ainsi les signes de la privation, en particulier les contractions douloureuses du diaphragme.

3. Au-delà des limites biologiques

Pour comparaison, les dauphins à nez renflé (bottlenose) tiennent en moyenne la respiration pendant environ 15 minutes. Maričić a **plus que doublé** cette capacité naturelle animale — un exploit humain presque aussi impressionnant que les performances des phoques l’Europe.

4. Apnée statique : records et contexte

Ce record appartient à la catégorie de l’**apnée statique assistée à l’oxygène**, où la préparation par inhalation d’oxygène est autorisée. Voici quelques jalons antérieurs :

  • Budimir Šobat – 24 min 37 s (2021)
  • Aleix Segura – 24 min 03 s (2016)
  • Goran Čolak – 23 min 01 s (2014)

Conclusion

En repoussant la barrière des 29 minutes, **Vitomir Maričić réécrit les règles de l’apnée statique** et questionne les limites physiologiques de l’être humain. Cette prouesse impressionnante n’est pas seulement un record sportif, mais aussi une inspiration neurologique et mentale : **mentale, car le corporel souffre ; mentale, car l’athlète tient grâce à l’esprit**.